Le stop en Islande, ça marche si bien que ça?

Comme nous le savons déjà tous, l’Islande est un pays merveilleux, mais y vivre y est extrêmement onéreux, même pour seulement quelques jours ou semaines de vacances!
Et si nous avons pu bénéficier d’une promo spéciale d’une compagnie aérienne lowcost pour nous y rendre (Wowair), nos porte-monnaies très (trèès) légers ont très vite déchanté une fois sur place !

Alors il fallait bien trouver des astuces pour faire le plus d’économies possibles (camping sauvage, nuits Air b&b etc..) et le stop était l’une d’entres elles!

Certes on peut aussi acheter un pass de bus en Islande (ce qu’on a d’ailleurs fait aussi mais ça a un coût, c’est loin d’être donné) ou louer une voiture mais nous n’avions pas le permis à ce moment là. Et parfois on a besoin de quelques déplacements supplémentaires qui ne sont pas sur les trajets de bus, alors vu qu’on avait entendu dire que le stop marchait plutôt pas mal en Islande, et qu’on avait pas envie de faire des dizaines de kilomètres avec nos sacs de randos on s’est lancé !

C’était grosso modo une première pour nous (on avait déjà essayé aux alentours de Haarlem aux Pays-Bas, mais en vain) et je confirme ça marche du feu de Dieu ! La principale raison tient sans doute au fait qu’il n’y a qu’une seule route principale sur l’île: la « Route numéro 1 »; qui en fait le tour complet donc les automobilistes allaient forcément dans la même direction que nous! Ensuite je pense que les islandais (et les touristes) sont des gens plutôt aimables et que parfois ils peuvent nous prendre en stop car ils savent que la route est peu fréquentée (et donc qu’on peut attendre des heures) mais aussi pour avoir un peu de compagnie!

Nous l’avons fait 5 fois, et ces 5 fois nous ont permis non seulement de ralier nos destinations en temps record, mais également de rencontrer des gens vraiment formidables !

Les premiers étaient ce couple de Canadiens qui nous ont conduit du musée de Skogafoss jusqu’à l’entrée du désert pour aller voir l’avion crashé: c’était une super rencontre, ils n’ont d’ailleurs pas hésité à faire demi-tour après nous avoir déposé lorsqu’ils se sont rendu compte qu’on avait oublié nos passes de bus et notre carte à bord de leur véhicule!
Nous les avions rencontré sur le parking du musé de Skogafoss et il est conseillé de faire du stop à ce genre d’endroit (parkings, stations d’essence…) car ce sont des lieux d’où les gens partent pour faire de la route. Le second couple était américain, de jeunes retraités à la découverte de l’Europe! Ils nous ont conduit de la sortie du désert à Skogafoss, tout en nous racontant leur vision de la vie et du voyage !

Vers la fin de notre périple islandais nous avons trouvé une dame pour nous prendre en stop sur le parking d’un Bonus (supermarché) qui nous a conduit au Kerið! C’était une hôtesse à la compagnie Icelandair, elle allait rejoindre sa maison à Hveragerði qu’elle loue sur Airb&b et nous avons discuté de son dernier séjour au Groenland, elle était formidable! Pour le retour du Kerið nous avons été pris en stop par deux suédois, retraités également!
La dernière personne qui nous a offert de nous accompagner quelque part était plus surprenante encore, puisque c’est elle qui est venu directement nous le proposer dans un français parfait! (peu d’islandais le maitrîsent). Nous étions à la station de bus principale de Reykjavik (l’incontournable BSI) et nous cherchions déséspérement un bus pour nous conduire au quartier reculé de Sel afin de rejoindre notre appart Airb&b! Ayant écouté notre discussion avec l’employée (qui nous a dit que vu l’heure tardive nous n’aurions plus de transports), elle s’est gentilement proposé de nous accompagner même si c’était à l’autre bout de la ville (Reykjavik est construit sur un modèle un peu américain, c’est à dire que la ville est très étendue, et bien qu’elle ne soit pas si grande, elle paraît immense!), c’était une franco-islandaise d’origine et il se trouvait… Qu’elle était également une ancienne amie de ma professeure d’islandais à la fac! Le monde est petit, surtout en Islande!

Pour finir, un petit point sécurité: je ne saurai que trop vous recommander d’être prudent et d’éviter de faire du stop seul, même si c’est un pays très safe (avec le taux de criminalité le plus faible au monde), on ne sait jamais sur qui on peut tomber!

En bref, si vous ne deviez retenir qu’une chose sur le stop: allez-y foncez c’est un pays où ça marche très bien, vous n’avez rien à perdre (à part une heure ou deux grand maximum et alors il faut s’armer de patience) et à gagnez des rencontres formidables, parce qu’un voyage c’est aussi cela.

Myriam

Islande: la suite de notre voyage

Après avoir campé non loin de Seljalandfoss, majestueuse chute d’eau de 65 mètres de hauteur, notre séjour en Islande s’est poursuivit sur la route de Skogafoss qui est aussi une chute d’eau. Le bus, encore une fois, nous a déposé juste a ses pieds, et comme c’était l’heure de déjeuner, nous avions décidé de pique-niquer sur l’herbe, sous le soleil tout en profitant de la vue.

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Après ce repas pas très copieux, nous avons remonté la petite rivière qui découle de la chute et qui va se jeter dans l’océan. Encore plus impressionnante que Seljalandfoss, notamment dû à sa largeur (25 mètres de large et 62 de hauteur!), Skogafoss nous a laissé bouche bée. On a vraiment apprécié ce moment! Nous avons ensuite emprunté l’escalier, disons le un peu casse-gueule, qui permettait l’ascension de la montagne d’où l’eau chute. De là-haut, la vue sur les sommets des alentours ainsi que sur l’océan est à couper le souffle. Nous sommes restés perchés ici une ou deux heures, après quoi nous avons marché jusqu’au musée de la « ville » que nous n’avons malheureusement pu visiter.

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En outre, il nous paraissait impossible de visiter l’île sans passer par la fameuse épave d’avion de l’US Army sur la plage de Solheimasandur.

Seulement, pour s’y rendre depuis Skogar il faut marcher environ 3 heures en ligne droite sur la Route numéro 1 en direction de Vik. On a donc vite décidé de s’y rendre en stop, et au musée un charmant couple de canadiens nous a prit à bord de son van jusqu’au « parking » du désert où se trouvait la carcasse. Ils étaient vachement sympa et on rapidement pu échanger sur notre passage en Islande. Encore cinquante minutes de marche dans le sable et ça y est, de loin, on aperçoit enfin cet engin qui autrefois appartenait à l’Armée américaine. On se doutait qu’on allait croiser quelques personnes, mais nous ne pensions pas en voir autant.

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 En arrivant sur le site, il y avait déjà deux ou trois petits groupes/couples. Ils ne sont pas restés très longtemps, juste le temps de prendre quelques photos et de se poser un petit peu… Alors que nous avions planifié d’y passer la soirée et même la nuit, nous avons effectivement été surpris par le nombre de touristes (photographes pour certains) qui ont fait le déplacement aller-retour jusqu’aux environs d’une heure du matin. En même temps on comprend: quel spectacle sous le soleil de minuit!

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Pour la petite histoire, c’est en pleine guerre froide (en novembre 1973), que ce Douglas DC3 d’environ 20 mètres de long appartenant à la Marine américaine fut contraint de se crasher ici, au milieu de nul part, à cause d’un manque de carburant. Heureusement, aucun membre de l’équipage n’avait été blessé!

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Un peu plus tard, nous marchions le long de l’océan sur la plage située à quelques mètres (certainement d’un peu trop près puisque nous nous sommes fait mouiller les pieds par les vagues). Ici il n’y avait personne, et quel atmosphère entre le sable noir, le rose-violet dans le ciel et le bleu de l’océan!

En revenant vers l’avion, il y avait deux jeunes suisses avec qui nous avons un peu discuté, ils nous ont apprit que ce soir-là la France venait de battre l’Islande au match de football de l’Euro 2016. A leur départ, nous avons profiter d’être seul pour prendre des photos et faire un peu les cons..! Nous nous sommes ensuite éloignés pour planter la tente (on avait pas envie de se faire réveiller par des promeneurs) et nous sommes par hasard tombé sur un très joli court d’eau!

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C’était génial d’être là, entre montagnes et océan, dans ce désert sous la lueur du soleil de minuit… Quel sensation! Si vous voyagez en Islande, ne passez surtout pas à côté, on fera bientôt un article dévoilant comme s’y rendre.

Le lendemain matin, on s’est rapidement fait prendre en stop pour la prochaine étape de notre pérégrination: Vik!

Andy

Seljalandfoss, majestueuse chute d’eau

Après notre douche clandestine à Hveragerdi, nous reprenons la route pour Seljalandfoss, somptueuse cascade d’eau de 65 mètres de hauteur. Le bus nous a directement déposé à ses pieds: ça tombe bien, il est presque 22 heures et on doit encore trouver où planter la tente!

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Nous avons quand même passé deux petites heures à contempler cette chute, véritablement impressionnante par sa taille, à côté de laquelle on se sent vraiment minuscule. Encore plus extraordinaire, sa particularité est que l’on peut passer derrière, ce qui offre un merveilleux point de vu. Attention, ça mouille un peu, mais ça en vaut vachement le coup! Surtout sous un beau soleil de minuit. D’ailleurs, avec ce soleil qui ne se couche pas, on se rend moins compte du temps qui passe et il est déjà presque minuit, on file alors chercher un endroit pour dormir.

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Il y avait un camping pas loin, mais on a préféré s’éloigner un peu, pour quelque chose de plus sauvage et plus calme (les campeurs, assez nombreux, profitaient autour de feux de camps, nous on voulaient juste dormir). Nous avons prit la sortie de Seljalandfoss, marché un peu le long de la route numéro 1 et longé un petit chemin pendant une quinzaine de minutes, et voilà un magnifique panorama avec un champ de fleurs violettes, une petite cascade et les falaises en arrière-plan. Parfait pour passer la nuit!

Le lendemain matin, il y avait un beau soleil et on en profité pour se faire une petite séance de yoga au grand air! Ensuite, nous sommes retournés où le bus nous avait déposé pour la prochaine étape de notre voyage.

Andy

Hveragerdi

Armés de nos pass Reykjavik Excursions, nous avons donc prit notre 1er bus!

dsc_0054Après une quarantaine de minutes passé à bord, nous avons aperçu les abords d’un très charmant petit village entre mer, (lointaine, mais visible!) vallons et fumées. Le bus nous a déposé non-loin du centre ville pour le premier arrêt de ce beau voyage. Et quand on a vu à quel point l’endroit était mignon, la fatigue due à la courte nuit que nous avions passé s’est automatiquement envolée!

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Malheureusement, ce n’est pas le cas de l’envie de prendre une douche. Pour notre grand bonheur, juste en face de l’arrêt de bus se trouvait un camping, nous avons donc décidé d’aller y faire un tour! Dans l’entrée il y avait deux ou trois voyageurs, (mais pas de gérant) et juste à côté, des douches et des toilettes qui avaient l’air gratuits. Mais on n’a pas osé s’en servir, on a juste prit un plan de la ville qui indiquait où se trouvaient les fameuses sources et rivières d’eaux chaudes (la ville est connue pour ça) et nous sommes parti à la recherche de ces cadeaux qu’offrait la nature islandaise!

Hveragerdi est une petite ville de « banlieue » (bon okay, bien éloignée de la capitale, mais c’est l’impression que ça donne) en pente, puisque dans une vallée, et traversée par de très jolies rivières et cascades. Mais c’est également une région dangereuse: en effet elle abrite une grande activité géothermale avec des courants d’eaux chaudes (un bonheur) et des trous dans la terre d’où sortent souffre, fumées et mares de boue bouillantes. Il faut donc faire attention où on met les pieds, même si la plupart du temps un panneau indique lorsque vous pénétrez un endroit périlleux.

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Nous avons ainsi marché quelques heures à la recherche de sources où nous réchauffer (il soufflait un vent à décorner les buffles, ce qui ajoutait au froid!) sans croiser autre chose que des maisons au toit prairie, des mares d’eau froide, quelques promeneurs sachant plus ou moins où ils allaient et des randonneurs à cheval.
Nous commencions à perdre un peu espoir et à vouloir faire demi-tour: pas question de rater notre prochain bus, lorsque Andy décida de suivre une petite rivière. On a marché un peu (parfois il fallait traverser un cours d’eau en sautant sur les rochers!) jusqu’à arriver à une sorte de falaise. En regardant en bas on a vu quelques adolescents qui se baignaient, leurs vélos posés sur la rive de l’eau fumante. Comment étaient-ils arrivés à descendre en bas de la falaise? Pas le temps d’y réfléchir: un homme vient à notre rencontre et nous expliqua qu’on avaient trouvé le repère des jeunes islandais et qu’ils n’avaient pas envie de voir affluer les touristes, ce qu’on admet aisément!

Alors après nous avoir fait promettre de ne révéler l’endroit à personne, il nous a laissé faire demi-tour et revenir au niveau de l’arrêt de bus et du camping.

Là-bas il n’y avait toujours personne pour surveiller les douches et les toilettes, on a donc décidé d’en profiter pour les utiliser! Et je peux vous dire qu’avec le voyage, la fatigue et le climat, quand une occasion s’offre de prendre une douche chaude et gratuite, on succombe facilement à la tentation! Bon, on étaient pas trop fiers de nous alors on s’est quand même dépêchés. Et heureusement, car à peine deux minutes après que Andy en soit sorti, la gérante arriva et voyant qu’elle se doutait de quelque chose, on a rapidement déguerpis!

Ouf, juste à temps pour avoir notre bus: on a ainsi mis le cap vers Seljalandfoss !

Myriam

Notre parcours d’Ouest en Est

Bien qu’il n’y ait pas du tout de voies ferrées en Islande, l’île est très bien desservie par les différentes compagnies de bus du pays, ce fut donc notre moyen de transport principal!

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Arrivés à l’aéroport de Keflavik, nous avons prit un bus de Reykjavik Excursions pour rejoindre la capital, à BSI, la principale station de bus en Islande, où nous avons pu retirer notre « Beautiful South Circle Passport », toujours de Reykjavik Excursions, qui nous a permis d’emprunter une sélection des lignes de bus. Au départ de Reykjavik nous pouvions aller jusqu’au parc national Skaftafell avec plusieurs arrêts dans différentes villes: Hveragerdi, Selfoss, Hella, Hvolsvollur, Seljalandfoss, Skogar, Vik et Kirkjubaejarklaustur. Pour le retour, nous passions par Eldgjia, Landmannalaugar et Leirubakki. À noter que le voyage est réalisable de deux manières: en passant en premier par la pointe sud de l’île et ensuite découvrir la beauté de Landamannalaugar, ou bien l’inverse. Valable de mi-juin à mi-septembre, ce passeport nous a offert une véritable liberté dans nos déplacements!

Pour notre première (et courte) nuit, nous avons décidé de camper non loin de BSI, afin d’être directement sur place le lendemain matin pour prendre notre deuxième bus direction Hveragerdi! C’est à ce moment que vraiment commençait notre aventure!

Andy

Road trip en Islande

Andy et moi avons eu la chance de vivre la plus formidable des expériences: un road trip le long de la côte sud islandaise !

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Quel passionné de voyages, de découvertes et de photographie n’en rêverait pas? L’un des pays les plus sauvages de l’arctique, à cheval entre l’Europe et l’Amérique et très peu peuplé, l’île est aussi plutôt méconnue.

J’imagine que vous devez vous poser plein de questions: est-ce qu’on a vu des ours polaires, des aurores boréales et des trolls? Et bien la réponse est non! Mais on a pu admirer des volcans en activité, des failles géologiques de plusieurs kilomètres, des glaciers, des geysers, des champs de laves et nous sommes allés à la rencontre de ces descendants des Vikings qui sont très spéciaux mais aussi super accueillants !

Toutes les réponses  aux autres questions que vous pouvez avoir se trouvent dans nos articles, que nous publieront un par un ! Et puis si vous en avez encore d’autres, prenez contact avec nous, on sera ravi de vous répondre !

Mais d’abord pourquoi l’Islande?

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Alors à la base, c’était un rêve de gamine que j’avais depuis toujours, quant à Andy, les paysages et la nature sauvage le fascinaient ! Et nous n’avons pas été déçus ! C’est lui qui est tombé (un peu) par hasard sur une super promo d’une compagnie low cost islandaise. (nous reparlons plus tard de tous nos bons plans pour voyager sans vous ruiner sur cette île où la vie est très très chère)

Sur un coup de tête, on a sauté le pas, réservé nos billets, et c’était parti pour une folle aventure du 1er au 10 juillet 2016 sur l’île de feu et de glace !

Myriam